à fleur d'eau...Une échappée à deux... Et si vivre ses rêves devenait un acte de résistance? |
Tours et Détours entre Saronik & Argolik avec tentative Cycladik... - 12 octobre 2011
Poròs – Notre port d’attache, de retour et de détour !!! Cette ville-île où nous décidons de laisser notre Fleur de nouveau cet hiver nous a définitivement fait craquer ! On a beau eu se balader dans d’autres villes de la région, c’est bien Elle que l’on préfère…
L’élégant Papi et sa femme du Remezzo spécialiste de l’hellenico café, timide « gyros man » (à prononcer« Yirròs ») du Colona , les lunettes solaires du fuel, les brothers de la plaisance (Vangelis et Antonios),les brothers récemment papa et tontons du Grande Cafe, l’ours de mécanicien au yeux bleus de petit garçon fan de foot (Stamatis), les gars et le chat du Sailors,la mystérieuse femme au yeux cernés de la patisserie du soir, le capricieux petit garçon de la grande place, Andy maître du grilled octopus, le grand benêt au quad blanc et à la voix reconnaissable… bref on peut dire que les visages de tous ces Porossiens là vont nous manquer un peu…
Et la musique… petit tube de cet été : http://www.youtube.com/watch?v=WToAGyukQ1Q
Et en plus son port est propice aux retrouvailles, ce sont Martine et Olivier de Tombouctou, que l’on connait depuis Monastir Tunisie, qui sont venus nous y faire une petite visite.(sur la photo du dessus nos deux bateaux à couple) Grâce à un fort meltem, on fait cap ensemble sur l’Antiquité… en bus !! A Terre – Epidavros, Scooter, Chats,Sun Bed Et nous voici tous les 4, sur les traces du docteur de l’antiquité : Esculape et son Epidavros, grand centre de soin et de philosophie où le fameux théâtre existait dans un but d’expression thérapeutique ! Avant-gardiste non ?
L’acoustique est époustouflante, lorsque l’on se place au centre de l’Arène chaque son émis produit un écho très sec et d’une fréquence hors du commun, mais le plus fou c’est la précision du son depuis les gradins! Une guide grecque se positionne au centre de l’Arène et déchire une feuille de papier, et depuis les sièges les plus hauts le son n’est pas amplifié mais sa précision et sa clarté sont impressionnantes. Elle fait tomber ensuite un euro « glang !»(un son de vieille casserole), puis un dragme « gling gling, gling, gling, gling, gling…» ( un tintement cristallin) et l’assemblée de femme grecques retraitées salue la comparaison par de grands éclats de rires !
Nous revenons à Poròs, après un périple en bus duquel même nos pieds marins ont eu du mal à se remettre ! Du coup, direction le fast-food Colona pour un Gyròs bien mérité !! On n’a pas laissé une miette pour les chats ! A terre, c’est le royaume des chats ! On en a croisé plusieurs ! Un amateur de poulet qui est monté à bord 3 secondes en tout et est redescendu aussi sec en sentant les mouvements de la Fleur ! Un coquin qui en voulait à notre petit dej en terrasse ! Ceux qui attendent sur le quai des pêcheurs ! Ceux borgnes d’Hydra ! ( on n’a toujours pas compris pourquoi il y avait autant de chats auxquels il manquait l’œil droit! Jeux occultes d’enfants roi, maladies génétiques ou batailles félines??) Toujours est-il que les chats borgnes d’Hydra ne craignent pas les véhicules à moteurs puisqu’il n’y en a pas un sur toute l’île !
Du coup Hydra fût la seule île sur laquelle nous n’avons pas loué de scooter ! Mais les terres et panoramas d’Egine, de Spetsai et de Poròs ne nous ont pas échappés ! Et elles n'ont rien à envier aux cyclades, festival de blanc et bleu!
Avec Plume et Justine, nous avons déniché ainsi des plages sublimes sur Spetsai avec transats et tomates farcies !!
Une saison Charter Cette année la Fleur a joué au bateau d’hôte, Plume (qui connait déjà bien la Fleur mais moins bien le meltem des cyclades), Justine (qui alla de surprises en surprises), et Antoine (le plus vert de tous d’avoir loupé le thon au large de Kithnos) !
La pêche Si le thon ne fût pas dans les assiettes des trois marins, en revanche la fin de saison à deux fût plus fructueuse !
C’est dans la baie, au sud d’Hydra, que les chasses sous marines de Mathieu nous ont mis dans nos assiettes un poulpe, un beau bar et une bonite prise, elle, à la traine !
Le jigging avec le beau matériel tout neuf (canne, moulinet, sondeur : cadeau de Michel), une pêche qui se pratique en pleine mer à la dérive, était une première pour nous ! Nous avons eu peu de matinées de mer calme, pour s’initier. Et pas beaucoup de résultats ! On retentera l’année prochaine !
La météo
Même sous la pluie (: "VROJHI" en hellenico ) les quais de Poròs sont magnifiques!! C’est décidément bien difficile de naviguer en mer Egée!! Le vent cette année fût incessant et fort, du Meltem (vent du Nord-Est) à la Borée (vent du Sud) et jusque ces derniers jours, nous obligeant à une vigilance de tous les instants et à un nombre incalculable de manœuvres…
Manoeuvres On est passé maître en manœuvres aussi bien celles de navigation : régler les voiles, prendre un ris, puis deux, border, choquer ; que celles au port, après la dernière en date : de retour à Poròs, un vent de travers très fort nous emportait le nez de la Fleur, ne nous laissant pas le temps de récupérer la pendille à quai, c’est en faisant un tour complet en forme de point d’interrogation ou de clé de sol (pour ceux qui préfèrent) que Mathieu a trouvé l’issue !! Des As !!!
Il faut savoir que dans les ports de la région, lorsque tu arrives il te faut d’abord trouver une place, ce qui n’est jamais chose évidente! Ensuite il te faut avoir un bon guindeau (avec moteur électrique, c'est mieux !!) car tu utilises ton ancre dans tous les ports! C’est alors que tu te retrouves en 2ième rideau à l’ancre comme dans le petit port d’Hydra, même mi-octobre ! Ou quand ce n’est pas la place qu’il faut libérer à 20h dans le port d’Hydra pour laisser un ferry de ravitaillement venir à quai, c’est à Aegina que nous devons changer de place, celle-ci s’avérant trop petite pour la Fleur ; ou encore à Spetsaï où l’organisation locale du port est complètement chaotique (voir aussi l’article sur Spetsaï de l’année dernière !)… L’ancre et le guindeau ont chauffé !! Et encore, on ne vous parle pas des mouillages !!
Voici un peu en vrac, en thématique et en Saronik, nos impressions de cette saison 2011 !!
Post Scriptum philosophik :
L’horizon et l’échelle ! Depuis la mer, lorsqu’on regarde la terre, on a beau s’y être habitué, il se passe un phénomène abyssal propice à la rêverie, et tellement rééquilibrant ! La distance est si grande, on voit les choses de si loin, que l’échelle avec laquelle on perçoit la terre est minuscule. Une maison est un point blanc, une colline un mouvement, une fôret de pins une couleur. Et en fait ce n’est pas très fréquent de voir si grand, en montagne on a parfois cette sensation devant un panorama, cette sensation d’immensité… Dans notre quotidien, de citadins, l’échelle avec laquelle on perçoit le monde est celle de notre rue,de notre salon, de notre canapé, de notre tasse de café! En mer, c’est l’échelle de la terre, on se sent géant à voir le monde si petit et quand on voit des hommes, tâches de couleurs sur une plage, on les sent si petit devant l’échelle du monde. Et surtout c’est si beau et harmonieux vu de loin ! La photographie ne peut rendre cette sensation avec fidélité, car cette sensation est dû à l’échelle, (sur le bateau l’échelle est la même que dans notre vie quotidienne, une échelle humaine, mais l’horizon qui nous est offert est à une autre échelle !) Une photo quelle que soit son format sera toujours un objet, donc à échelle humaine, que le paysage soit pris de près ou de loin ! Mais quand vous, vous vous tenez si loin de la terre, alors vous êtes dans un autre monde, à une autre échelle !! C’est l’éloignement réel qui procure cette sensation, la distance (infinie à notre échelle de citadins) qui nous sépare de la terre. Il n’y a plus d’échelles, les échelles deviennent relatives, et donc la tienne aussi !! Finalement c’est un peu comme Gulliver, d’ailleurs c’était un marin, non ?
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